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Désormais, je m’occupe véritablement de moi

Août 28, 2022 | Non classé

Karine Dupré est commissaire aux comptes, elle a suivi le Processus au cours de l’été 2020. Elle nous explique comment elle a vécu cette période et en quoi cela a changé ses relations.

 

Quels changements as-tu constaté dans ta vie à la suite du Processus Hoffman, dans les relations avec toi-même ?

Depuis le Processus, je m’accorde davantage de temps : j’ai envie et j’ai besoin de m’occuper de moi et de m’occuper de mon corps. Prendre du temps pour un peu d’éveil corporel, me connecter à moi-même, respirer voire méditer. Ça me fait du bien, ça me ralentit. Auparavant, je ne m’accordais pas ce temps ; et je n’avais d’ailleurs même pas compris à quel point pour aller bien, mon corps avait lui-même besoin de trouver sa place, de s’exprimer, de bouger….

 

Qu’en est-il de la relation avec les autres ?

Je suis plus attentive à l’état d’esprit des autres, à être à leur écoute : c’est un lent chemin au fil duquel j’accorde de plus en plus de place et de valeur à la relation. J’arrête d’adopter des postures qui ne sont pas les miennes. Au-delà du résultat, c’est de plus en plus la route qu’on fait ensemble qui compte.
Avant, j’étais souvent sur la défensive, je prenais beaucoup de choses personnellement et basculais rapidement dans l’affrontement. Désormais les échanges avec mes proches sont plus fluides, plus sereins, avec plus de patience, de compréhension, d’envie et d’intentions positives.
Dans cette relation avec moi-même et avec les autres, je me suis rendu compte à quel point le tout premier confinement lié au Covid-19 avait pu être néfaste : une tendance plus marquée à l’isolement et moins d’initiative d’aller vers les autres. Après le Process Hoffman, je fais le premier pas et je n’hésite plus à contacter les personnes qui me sont proches. A l’annonce du deuxième confinement, j’ai eu peur que le chemin parcouru ne soit remis en cause ; ça n’a pas été le cas.

 

Ton travail durant le Processus Hoffman t’a-t-il également aidée dans ta vie professionnelle ?

Oui, après le Processus, mes relations professionnelles se sont également peu à peu améliorées. J’avais déjà commencé à travailler avec une coach avant le Processus mais j’avais besoin de plus pour tacler des mécanismes ancrés au plus profond de moi. Je savais que j’étais souvent dans la contradiction, l’agressivité, l’affrontement. Je la recherchais pour m’en nourrir, c’était un peu une façon d’exister.
Le travail avec ma coach m’avait déjà beaucoup aidé à prendre conscience de cela, mais ça ne restait que mental. Le Processus a contribué à ancrer et aligner cette compréhension également dans le cœur, via les émotions, et dans le corps. Maintenant elle est vraiment en moi, au quotidien, physiquement, viscéralement et m’ouvre à la recherche de relations de qualité.

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de suivre le Processus ?

Le coaching me permettait de me préparer, de me conditionner mentalement pour les échanges – ou les réunions – que je savais à risque. Mais au fond, la douleur était toujours là et si quelqu’un appuyait sur le « bouton » de cette douleur, les fondations s’écroulaient, et mes bonnes résolutions ne tenaient plus. J’ai souhaité engager un travail plus profond. Ma coach avait elle-même suivi le Processus et vécu un profond changement. Est arrivé le COVID 19 et le premier confinement : je ne l’ai pas mal vécu pendant, mais après, avec le recul, j’ai eu peur de cette logique d’isolement : c’était le bon moment pour moi pour franchir le pas.

Le processus Hoffman a créé un déclic qui m’a permis d’être disponible mentalement, émotionnellement et corporellement pour construire progressivement mon propre chemin vers l’équilibre et vers les autres. Pour reprendre une expression que j’ai lue récemment et qui m’a beaucoup plu : c’est comme si le Processus avait « repiqué des rejets dans chacun de mes organes vitaux ».

Comment as-tu trouvé le travail de groupe ?

Très vite je me suis sentie en confiance, très à l’aise ; le travail en groupe n’était pas un obstacle. Au contraire, le partage de chacun et la confiance collective sont un encouragement à s’ouvrir, à s’engager et à partager soi-même, et donc à enrichir encore plus son Process.

 

Que t’ont apporté les outils de soutien après le Processus ?

C’est un accompagnement très utile. Cela redonne de l’envie, de l’enthousiasme. C’est rassurant de savoir que le groupe, l’équipe est là, disponible, en cas de besoin.

Le suivi en binôme, les soirées solidaires, la journée Refresh : tout cela maintient le lien avec le Processus, et personnellement j’en avais besoin. Deux ans après, j’ai toujours des échanges réguliers avec mon binôme Hoffman qui nous sont mutuellement très précieux.

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